ICQ, le programme de messagerie instantanée qui a innové et en a inspiré bien d'autres... et qui a été oublié silencieusement.
Plus qu'un rétrospective nostalgique, nous verrons que :

L'histoire commence dans les bureaux d'une société de Tel Aviv nommée Zapa Digital Arts, spécialisée dans les outils graphiques 3D pour Internet. Quatre développeurs s'y rencontrent : Yair Goldfinger, Sefi Vigiser, Amnon Amir et Arik Vardi. En 1996, ils quittent Zapa et décident de se lancer dans quelque chose de nouveau : ils créent ICQ en moins de deux mois (yolo, sans financement).

C'est le père d'Arik, entrepreneur, qui accepte d'investir quelques centaines de milliers de dollars pour donner vie à l'idée. Mirabilis - nom de la société ainsi formée - s'établit dans un petit appartement à San Jose, en Californie, où l'accès à Internet était moins coûteux. Mirabilis, vient du latin et signifie « choses merveilleuses ». Le nom ICQ joue sur une homophonie anglaise : ICQ se prononce « I Seek You », c'est-à-dire « Je te cherche ». Bien plus poétique que Teams qui rime avec bugs.

ICQ pose les bases des clients de messagerie instantanée indépendants dès son lancement en. Windows 95 avait à peine un an, Nintendo venait de sortir la N64, et moins d'une personne sur 100 disposait d'un téléphone mobile... pour téléphoner uniquement.
Avant ICQ, la communication en temps réel sur Internet, c'était surtout IRC (Internet Relay Chat), qui existe toujours, mais réservé aux initiés. ICQ était plus simple et conquit alors plus de dix millions d'utilisateurs avec des fonctionnalités très agréables pour cette époque.

L'idée centrale qui nous semble évidente aujourd'hui était révolutionnaire : savoir qui, parmi ses contacts, était en ligne à un moment donné, et pouvoir lui envoyer un message immédiatement. Pas un e-mail qui attendrait des heures dans une boîte, long à rédiger et peu adapté pour une conversation instantanée.
L'une des particularités d'ICQ est son système d'identiants. Plutôt qu'un pseudonyme choisi par l'utilisateur (comme AIM - AOL Instant Messenger - et d'autres équivalents le feraient plus tard) ou une adresse e-mail (comme MSN Messenger), ICQ utilisait un numéro d'identification unique (UIN) pour chaque utilisateur, attribué dans l'ordre d'inscription. Les premiers inscrits obtenaient donc des numéros courts (5 ou 6 chiffres), véritables graals d'early adopters. Arborer un UIN à 6 chiffres, c'était un peu l'équivalent d'avoir eu un compte Twitter à 3 lettres. Ce numéro... je m'en souviens encore par coeur vingt ans plus tard (j'avais un 8 chiffres), permettait de rechercher d'autres utilisateurs sur la plateforme, ou d'être contacté.
On pouvait être fier d'avoir un compte ICQ et commander un t-shirt avec l'UIN imprimé dessus.

ICQ ne se contentait pas d'envoyer des messages texte. Son arsenal de fonctionnalités était impressionnant et comme c'était la mode en ces temps reculés, il fallait sans cesse ajouter des modules différents dans une interface de plus en plus complexe.
Si votre contact était déconnecté, le message lui parvenait dès qu'il se reconnectait. La possibilité de recevoir des messages hors-ligne et de les lire plus tard n'était pas standard avant qu'ICQ ne la rende possible. À l'époque des connexions dial-up où personne ne restait connecté 24h/24, c'était rudement pratique.
On pouvait aussi démarrer une session de discussion par écrit en temps réel, voir les mots saisis et apparaître au fur et à mesure (personnellement lorsque j'ai découvert cette fonction, j'étais autant mindblown que Marty observant la Delorean dépassant les 88 miles/heure.

ICQ avait - par défaut - une philosophie différente d'autres clients de messagerie instantanée qui faisaient surgir une fenêtre à chaque nouveau message reçu. Avec ICQ, on entendait la notification, l'icône clignotait dans la barre des tâches et on pouvait choisir de s'en occuper plus tard : le message pouvait attendre.
Les indicateurs de statut affichant « Disponible », « Absent » ou « Ne pas déranger » sont nés du design pionnier de l'interface ICQ. Oui, cette petite pastille verte ou rouge très simplifiée que vous voyez dans Teams ou Slack vient d'ICQ qui disposait de statuts avec icônes déclinées autour du thème floral.

Envoyer une photo ou un fichier directement à un contact, sans passer par e-mail ? En peer-to-peer ? ICQ le faisait dès les premières versions, avec en prime la possibilité de reprendre un transfert interrompu. Quand on pense que c'était très compliqué à réaliser en HTTP, FTP et qu'il y avait des programmes spécialisés pour cela (tels que GetRight).

ICQ proposait plusieurs fonctionnalités de chat multi-utilisateurs, et des annuaires de groupes sur son site. On pouvait chercher des inconnus par nom, email ou centre d'intérêt. ICQ était, d'une certaine façon, le premier réseau social mondial. On pouvait aussi envoyer un message à plusieurs destinataires, d'un seul coup.

ICQPhone était un service de téléphonie passant des appels vocaux, en utilisant la technologie VoIP (Voice over IP). Audacieux car - si vous en vous en souvenez pas - les télécommunications étaient payantes à la durée et d'autant plus sur de longues distances, tandis qu'Internet permettaitde s'affranchir de cette limite... pour ceux qui avaient une connexion illimitée.

Impossible de parler d'ICQ sans évoquer LE fameux son : « Uh Oh ! ».
Il y avait aussi le son de démarrage d'un paquebot arrivant au port pour le démarrage...
Le son de connexion d'un contact ou de déconnexion avec une porte qui s'ouvre et se ferme, ou un toc-toc-toc
.
...toute une panoplie d'effets cultes. ICQ introduisait également la notion de smileys dans les conversations.
Le succès viral d'ICQ n'avait pas échappé aux géants de l'époque. Selon les rumeurs Yossi Vardi, assistant à une conférence technologique aux États-Unis, présenta ses chiffres directement à la direction d'AOL. Ces projections, qui se révélèrent exactes, enflammèrent l'imagination des dirigeants d'AOL et les négociations commencèrent. En juin 1998, AOL racheta l'intégralité des actifs de Mirabilis pour 300 à 400 millions de dollars.
Pourtant ICQ ne générait aucun revenu. Pas d'abonnement, pas de publicité, pas de freemium. Le rachat reposait entièrement sur la valeur de la base utilisateurs et du concept. C'était les prémices de la bulle, et cela ressemblait beaucoup à ce que Facebook payerait pour WhatsApp seize ans plus tard. Sous AOL, ICQ continua de croître. America Online réussit à multiplier par dix la base d'utilisateurs d'ICQ au cours des trois années suivantes, dépassant les 100 millions d'utilisateurs inscrits en 2001.
Le site web d'ICQ devenait un véritable portail de contenus et de fonctionnalités, comme c'était la mode, à l'instar de Yahoo.

Un véritable labyrinthe de pages, toutes différentes les unes des autres, avec un design limité par ce que la technique, les langages et les programmes de conception graphique pouvaient laisser faire.


ICQ et influencé de nombreux programmes de chat populaires de l'époque, notamment AOL Instant Messenger, Yahoo! Messenger et MSN Messenger. Paradoxalement, ce sont ses propres "descendants" qui l'enterrèrent. AIM bénéficiait de l'écosystème AOL déjà dominant aux États-Unis. MSN Messenger était préinstallé avec Windows. Yahoo Messenger s'appuyait sur le moteur de recherche le plus populaire du monde. ICQ, lui, devait se battre seul.
ICQ est devenu au fil du temps une usine à gaz multipliant les fonctionnalités et augmentant la lourdeur du logiciel. Version après version, l'interface s'alourdit de publicités, de mini-jeux, d'un navigateur intégré, d'une messagerie vocale...
À tel point qu'une version "Lite" (allégée) a vu le jour.

Une version Java baptisée "ICQ2Go" destinée à être embarquée sur des sites et autres systèmes avait aussi été dévoilée.

On a aussi vu apparaître - tendance de l'époque - la barre d'outils pour navigateur (enfin surtout Internet Explorer).

Comme la messagerie instantanée était nouvelle pour beaucoup de gens à la fin des années 1990, les problèmes qui existent encore aujourd'hui étaient déjà présents aux débuts d'ICQ : vol de comptes, phishing et spam. Les UIN courts et faciles à mémoriser étaient des cibles.
Vous ne vous souvenez peut être pas des débuts de Twitter où il était possible de s'en servir également par SMS, mais ICQ pouvait aussi fonctionner (très partiellement) ainsi.

L'arrivée des smartphones signa l'arrêt de mort des messageries desktop de la première génération. WhatsApp, iMessage, puis Telegram redéfinirent la messagerie autour du numéro de téléphone — un identifiant/numéro que tout le monde possédait déjà.
Et pourtant il y eut une tentative d'incursion dans l'univers des applications mobiles avec "ICQ new".

Les services proposés étaient toujours plus vastes : e-cards à envoyer, skins à télécharger, tout ce qui a fait le charme de la première décennie du web grand public.

Alors qu'AOL voulait se débarrasser du service, la tâche s'avéra difficile en raison de sa réputation d'héberger de nombreux utilisateurs malveillants et du fait que l'acheteur potentiel était une firme russe, Digital Sky Technologies. Les autorités américaines craignaient que la vente ne complique les enquêtes sur les utilisateurs d'ICQ. Mais la transaction se conclut quand même.
En 2010, AOL vendit ICQ à Digital Sky Technologies, qui deviendra Mail.ru, puis VK, pour 187 millions de dollars — moins de la moitié de ce qu'AOL avait payé douze ans plus tôt. En 2020, VK tenta un sursaut avec « ICQ New », une refonte moderne. En 2022, les applications mobiles furent retirées des stores Google et Apple. Selon sa page Wikipedia, ICQ comptait encore 11 millions d'utilisateurs mensuels en 2022.
Le 24 mai 2024, VK posta un message sobre sur icq.com :
ICQ will stop working from June 26.

Pas de grand billet de blog, pas d'au revoir pour vingt-huit ans d'histoire de liquidés en une phrase. Le 26 juin 2024, ICQ cessa officiellement ses opérations.
Malgré tout, ICQ a survécu à ses principaux concurrents : AIM ferma en 2017, le programme de communication Yahoo disparut en 2018, et Microsoft mit fin à son client Messenger en 2014. Cruel destin : le pionnier survécut à tous ceux qui l'avaient copié, avant de s'éteindre le dernier.
Connaissez-vous encore votre numéro ICQ ? Si comme mes quelques neurones vous avez encore ce souvenir, alors vous faites partie d'une génération qui a connu les messageries avant les réseaux sociaux, avant les smartphones, via un petit programme de 2 Mo, sur les premières connexions grand public. ICQ a posé les fondations sur lesquelles repose chaque message que vous envoyez aujourd'hui.
ICQ, le programme de messagerie instantanée qui a innové et en a inspiré bien d'autres... et qui a été oublié silencieusement.
Plus qu'un rétrospective nostalgique, nous verrons que :

L'histoire commence dans les bureaux d'une société de Tel Aviv nommée Zapa Digital Arts, spécialisée dans les outils graphiques 3D pour Internet. Quatre développeurs s'y rencontrent : Yair Goldfinger, Sefi Vigiser, Amnon Amir et Arik Vardi. En 1996, ils quittent Zapa et décident de se lancer dans quelque chose de nouveau : ils créent ICQ en moins de deux mois (yolo, sans financement).

C'est le père d'Arik, entrepreneur, qui accepte d'investir quelques centaines de milliers de dollars pour donner vie à l'idée. Mirabilis - nom de la société ainsi formée - s'établit dans un petit appartement à San Jose, en Californie, où l'accès à Internet était moins coûteux. Mirabilis, vient du latin et signifie « choses merveilleuses ». Le nom ICQ joue sur une homophonie anglaise : ICQ se prononce « I Seek You », c'est-à-dire « Je te cherche ». Bien plus poétique que Teams qui rime avec bugs.

ICQ pose les bases des clients de messagerie instantanée indépendants dès son lancement en. Windows 95 avait à peine un an, Nintendo venait de sortir la N64, et moins d'une personne sur 100 disposait d'un téléphone mobile... pour téléphoner uniquement.
Avant ICQ, la communication en temps réel sur Internet, c'était surtout IRC (Internet Relay Chat), qui existe toujours, mais réservé aux initiés. ICQ était plus simple et conquit alors plus de dix millions d'utilisateurs avec des fonctionnalités très agréables pour cette époque.

L'idée centrale qui nous semble évidente aujourd'hui était révolutionnaire : savoir qui, parmi ses contacts, était en ligne à un moment donné, et pouvoir lui envoyer un message immédiatement. Pas un e-mail qui attendrait des heures dans une boîte, long à rédiger et peu adapté pour une conversation instantanée.
L'une des particularités d'ICQ est son système d'identiants. Plutôt qu'un pseudonyme choisi par l'utilisateur (comme AIM - AOL Instant Messenger - et d'autres équivalents le feraient plus tard) ou une adresse e-mail (comme MSN Messenger), ICQ utilisait un numéro d'identification unique (UIN) pour chaque utilisateur, attribué dans l'ordre d'inscription. Les premiers inscrits obtenaient donc des numéros courts (5 ou 6 chiffres), véritables graals d'early adopters. Arborer un UIN à 6 chiffres, c'était un peu l'équivalent d'avoir eu un compte Twitter à 3 lettres. Ce numéro... je m'en souviens encore par coeur vingt ans plus tard (j'avais un 8 chiffres), permettait de rechercher d'autres utilisateurs sur la plateforme, ou d'être contacté.
On pouvait être fier d'avoir un compte ICQ et commander un t-shirt avec l'UIN imprimé dessus.

ICQ ne se contentait pas d'envoyer des messages texte. Son arsenal de fonctionnalités était impressionnant et comme c'était la mode en ces temps reculés, il fallait sans cesse ajouter des modules différents dans une interface de plus en plus complexe.
Si votre contact était déconnecté, le message lui parvenait dès qu'il se reconnectait. La possibilité de recevoir des messages hors-ligne et de les lire plus tard n'était pas standard avant qu'ICQ ne la rende possible. À l'époque des connexions dial-up où personne ne restait connecté 24h/24, c'était rudement pratique.
On pouvait aussi démarrer une session de discussion par écrit en temps réel, voir les mots saisis et apparaître au fur et à mesure (personnellement lorsque j'ai découvert cette fonction, j'étais autant mindblown que Marty observant la Delorean dépassant les 88 miles/heure.

ICQ avait - par défaut - une philosophie différente d'autres clients de messagerie instantanée qui faisaient surgir une fenêtre à chaque nouveau message reçu. Avec ICQ, on entendait la notification, l'icône clignotait dans la barre des tâches et on pouvait choisir de s'en occuper plus tard : le message pouvait attendre.
Les indicateurs de statut affichant « Disponible », « Absent » ou « Ne pas déranger » sont nés du design pionnier de l'interface ICQ. Oui, cette petite pastille verte ou rouge très simplifiée que vous voyez dans Teams ou Slack vient d'ICQ qui disposait de statuts avec icônes déclinées autour du thème floral.

Envoyer une photo ou un fichier directement à un contact, sans passer par e-mail ? En peer-to-peer ? ICQ le faisait dès les premières versions, avec en prime la possibilité de reprendre un transfert interrompu. Quand on pense que c'était très compliqué à réaliser en HTTP, FTP et qu'il y avait des programmes spécialisés pour cela (tels que GetRight).

ICQ proposait plusieurs fonctionnalités de chat multi-utilisateurs, et des annuaires de groupes sur son site. On pouvait chercher des inconnus par nom, email ou centre d'intérêt. ICQ était, d'une certaine façon, le premier réseau social mondial. On pouvait aussi envoyer un message à plusieurs destinataires, d'un seul coup.

ICQPhone était un service de téléphonie passant des appels vocaux, en utilisant la technologie VoIP (Voice over IP). Audacieux car - si vous en vous en souvenez pas - les télécommunications étaient payantes à la durée et d'autant plus sur de longues distances, tandis qu'Internet permettaitde s'affranchir de cette limite... pour ceux qui avaient une connexion illimitée.

Impossible de parler d'ICQ sans évoquer LE fameux son : « Uh Oh ! ».
Il y avait aussi le son de démarrage d'un paquebot arrivant au port pour le démarrage...
Le son de connexion d'un contact ou de déconnexion avec une porte qui s'ouvre et se ferme, ou un toc-toc-toc
.
...toute une panoplie d'effets cultes. ICQ introduisait également la notion de smileys dans les conversations.
Le succès viral d'ICQ n'avait pas échappé aux géants de l'époque. Selon les rumeurs Yossi Vardi, assistant à une conférence technologique aux États-Unis, présenta ses chiffres directement à la direction d'AOL. Ces projections, qui se révélèrent exactes, enflammèrent l'imagination des dirigeants d'AOL et les négociations commencèrent. En juin 1998, AOL racheta l'intégralité des actifs de Mirabilis pour 300 à 400 millions de dollars.
Pourtant ICQ ne générait aucun revenu. Pas d'abonnement, pas de publicité, pas de freemium. Le rachat reposait entièrement sur la valeur de la base utilisateurs et du concept. C'était les prémices de la bulle, et cela ressemblait beaucoup à ce que Facebook payerait pour WhatsApp seize ans plus tard. Sous AOL, ICQ continua de croître. America Online réussit à multiplier par dix la base d'utilisateurs d'ICQ au cours des trois années suivantes, dépassant les 100 millions d'utilisateurs inscrits en 2001.
Le site web d'ICQ devenait un véritable portail de contenus et de fonctionnalités, comme c'était la mode, à l'instar de Yahoo.

Un véritable labyrinthe de pages, toutes différentes les unes des autres, avec un design limité par ce que la technique, les langages et les programmes de conception graphique pouvaient laisser faire.


ICQ et influencé de nombreux programmes de chat populaires de l'époque, notamment AOL Instant Messenger, Yahoo! Messenger et MSN Messenger. Paradoxalement, ce sont ses propres "descendants" qui l'enterrèrent. AIM bénéficiait de l'écosystème AOL déjà dominant aux États-Unis. MSN Messenger était préinstallé avec Windows. Yahoo Messenger s'appuyait sur le moteur de recherche le plus populaire du monde. ICQ, lui, devait se battre seul.
ICQ est devenu au fil du temps une usine à gaz multipliant les fonctionnalités et augmentant la lourdeur du logiciel. Version après version, l'interface s'alourdit de publicités, de mini-jeux, d'un navigateur intégré, d'une messagerie vocale...
À tel point qu'une version "Lite" (allégée) a vu le jour.

Une version Java baptisée "ICQ2Go" destinée à être embarquée sur des sites et autres systèmes avait aussi été dévoilée.

On a aussi vu apparaître - tendance de l'époque - la barre d'outils pour navigateur (enfin surtout Internet Explorer).

Comme la messagerie instantanée était nouvelle pour beaucoup de gens à la fin des années 1990, les problèmes qui existent encore aujourd'hui étaient déjà présents aux débuts d'ICQ : vol de comptes, phishing et spam. Les UIN courts et faciles à mémoriser étaient des cibles.
Vous ne vous souvenez peut être pas des débuts de Twitter où il était possible de s'en servir également par SMS, mais ICQ pouvait aussi fonctionner (très partiellement) ainsi.

L'arrivée des smartphones signa l'arrêt de mort des messageries desktop de la première génération. WhatsApp, iMessage, puis Telegram redéfinirent la messagerie autour du numéro de téléphone — un identifiant/numéro que tout le monde possédait déjà.
Et pourtant il y eut une tentative d'incursion dans l'univers des applications mobiles avec "ICQ new".

Les services proposés étaient toujours plus vastes : e-cards à envoyer, skins à télécharger, tout ce qui a fait le charme de la première décennie du web grand public.

Alors qu'AOL voulait se débarrasser du service, la tâche s'avéra difficile en raison de sa réputation d'héberger de nombreux utilisateurs malveillants et du fait que l'acheteur potentiel était une firme russe, Digital Sky Technologies. Les autorités américaines craignaient que la vente ne complique les enquêtes sur les utilisateurs d'ICQ. Mais la transaction se conclut quand même.
En 2010, AOL vendit ICQ à Digital Sky Technologies, qui deviendra Mail.ru, puis VK, pour 187 millions de dollars — moins de la moitié de ce qu'AOL avait payé douze ans plus tôt. En 2020, VK tenta un sursaut avec « ICQ New », une refonte moderne. En 2022, les applications mobiles furent retirées des stores Google et Apple. Selon sa page Wikipedia, ICQ comptait encore 11 millions d'utilisateurs mensuels en 2022.
Le 24 mai 2024, VK posta un message sobre sur icq.com :
ICQ will stop working from June 26.

Pas de grand billet de blog, pas d'au revoir pour vingt-huit ans d'histoire de liquidés en une phrase. Le 26 juin 2024, ICQ cessa officiellement ses opérations.
Malgré tout, ICQ a survécu à ses principaux concurrents : AIM ferma en 2017, le programme de communication Yahoo disparut en 2018, et Microsoft mit fin à son client Messenger en 2014. Cruel destin : le pionnier survécut à tous ceux qui l'avaient copié, avant de s'éteindre le dernier.
Connaissez-vous encore votre numéro ICQ ? Si comme mes quelques neurones vous avez encore ce souvenir, alors vous faites partie d'une génération qui a connu les messageries avant les réseaux sociaux, avant les smartphones, via un petit programme de 2 Mo, sur les premières connexions grand public. ICQ a posé les fondations sur lesquelles repose chaque message que vous envoyez aujourd'hui.
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-- Article en partenariat avec Surfshark --
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